Haïti
Contexte
Suite au séisme du 12 janvier 2010 qui a bouleversé le pays et touché directement nos partenaires, la situation reste difficile. Plus de 222 500 mort, 300 000 blessés, et 1,2 million de sans-abris: un bilan terrible. Au-delà de la reconstruction physique des maisons et des infrastructures, c'est la reconstruction psychologique qui prendra du temps.
Terre des Hommes Suisse est présente sur le terrain depuis plus de 25 ans, au côté de ses partenaires locaux. Après une première phase d'urgence, elle se consacre pleinement à la réhabilitation des bénéficiaires et des partenaires, un processus à long terme.
Si une partie de l'aide internationale est justement critiquée, le travail que soutient Terre des Hommes Suisse au travers de ses partenaires locaux impacte directement sur les bénéficiaires, en particulier les enfants. La situation évolue, lentement car les contraintes sont fortes, et l'appel de fonds reste d'actualité, merci de votre générosité à notre fonds post-séisme Haiti.
Quatre axes stratégiques guident notre travail
1. Lutter contre l’exploitation des enfants
2. Promouvoir les droits de l’enfant et en dénoncer les violations graves
3. Favoriser l’accès à une éducation adaptée et de qualité
4. Depuis le séisme du 12 janvier 2010, réhabiliter les conditions de travail de nos partenaires
L’espoir suscité par les changements politiques de ces vingt dernières années a été déçu. Ni la chute de la dictature Duvalier, ni l’élection à la présidence de Jean-Bertrand Aristide ou celle de Michel Martelly n'ont permis à la population de sortir du marasme et de la pauvreté. Premier pays a abolitir l’esclavage, aujourd'hui Haïti subit une conjoncture économique et sociale de plus en plus précaire. À cela s’ajoute une situation de violences notamment dans la capitale (abus sexuels, vols, meurtres), dont les enfants sont également les victimes; cette insécurité pèse lourdement sur la population qui la subit quotidiennement.
En Haïti, avoir un salaire est le fait d’une minorité. Dans les campagnes, chacun se débrouille pour survivre sur de petites exploitations dont la taille moyenne est de 1,2 hectares, tandis que dans les villes, le chômage des jeunes est un fléau: à Port-au-Prince, la majorité des moins de 30 ans sont sans travail, donc sans revenu. La population survit par "le secteur informel», ces milliers de postes de ventes ou petits ateliers et de l'aide de la diaspora haïtienne établie à l'étranger.
