Protection des enfants travailleurs

Cochabamba / Bolivie

Les enfants et les adolescents travailleurs se regroupent pour défendre leurs droits; grâce au soutien d’AVE, leur quotidien est mieux connu et leur situation plus encadrée.

En Bolivie, la population enfantine au travail – parfois dès l’âge de 6 ans – a fortement augmenté ces dernières années. Triste constat vérifié chaque jour par AVE, association partenaire de Terre des Hommes Suisse, qui œuvre dans le département de Cochabamba où travaillent environ 200’000 enfants. L’immense majorité d’entre eux sont scolarisés, travaillent et habitent avec leur famille. Ils passent leur temps libre à cirer les chaussures, à transporter les courses des clients des marchés de Cochabamba, à laver et à surveiller les voitures…

L'action de Terre des Hommes Suisse

Petites mains, petits bras qui passent inaperçus dans les rues de la ville, les enfants qui travaillent s’organisent pour être mieux protégés. Les groupes qu’ils créent ont besoin de soutien pour défendre leurs droits.

AVE soutient des groupes d’enfants travailleurs (NATs – Niños, niñas y Adolescentes Trabajadores) qui pratiquent la même activité dans la même zone, entre autres avec une méthode de formation en «communication et médias». Le matériel audiovisuel mis à leur disposition leur permet d'exprimer les problèmes des enfants (accidents, vols, drogue, alcoolisme, rétributions infimes, maltraitance d’adultes avec lesquels ils sont en compétition pour travailler sur le même territoire...) et leurs besoins (soutien scolaire, attention médicale...). Ainsi, un calendrier de l’année permet de visualiser la réalité de ces enfants travailleurs. Une pédagogie basée sur le jeu et l’utilisation de moyens audiovisuels permet à des centaines de jeunes de s’exercer à des activités de tournage, d’interview, et de prendre ainsi conscience de leurs droits.

L’objectif est que leur travail s’effectue dans des conditions décentes: poursuite de la scolarisation obligatoire, sécurité sur le lieu de travail et juste rétribution. Les NATs ont réussi à faire intégrer leurs demandes dans la nouvelle constitution politique de l’État qui interdit le travail forcé et l’exploitation des enfants, et réglemente leurs activités. La position d’AVE est de faire reconnaître et de valoriser le travail nécessaire des enfants, afin qu’il s’exerce dans des conditions décentes et pour une juste rétribution.

Les enfants et les adolescents qui travaillent s’expriment par des moyens alternatifs de communication; et leur message parvient à se faire entendre!